Pourquoi ai-je peur d’être abandonné(-e) alors que ma relation va bien ?
Découvrez comment la Gestalt Thérapie aide à comprendre cette peur et à apaiser les schémas relationnels.
Introduction
Vous êtes dans une relation qui, objectivement, se passe bien.
Votre partenaire est là. Il ou elle vous aime, vous le montre, vous rassure. Vous partagez des projets, des habitudes, peut-être même une vraie complicité. Et pourtant…
Il suffit parfois d’un petit changement pour que quelque chose s’allume à l’intérieur.
Un message qui n’arrive pas tout de suite. Une soirée où votre partenaire semble plus silencieux. Une envie de passer du temps seul. Une remarque anodine, dite sans mauvaise intention.
Et votre ventre se noue.
« Est-ce qu’il m’aime toujours ? »
« Pourquoi est-il distant ? »
« Et s’il se lassait de moi ? »
Puis une autre pensée arrive, plus difficile encore à reconnaître : « Et s’il m’abandonnait ? »
Alors vous vous demandez peut-être : pourquoi ai-je peur d’être abandonnée alors que ma relation va bien ?
Cette question, je la rencontre dans mon accompagnement en Gestalt Thérapie. Et elle mérite d’être accueillie avec beaucoup de douceur. Parce qu’une peur d’abandon n’est pas forcément le signe que votre couple va mal. Elle peut être le signe que quelque chose, en vous, se réveille dans la relation.
Parfois, le présent ressemble simplement à un bouton sur lequel quelqu’un appuie.
Et ce qui se met à faire mal est bien plus ancien.
Alors, regardons cela ensemble. Sans jugement. Avec curiosité. Et peut-être avec un peu plus de douceur envers cette partie de vous qui a si peur de perdre l’autre.
Quand tout va bien… mais que vous avez quand même peur
C’est peut-être cela qui vous déstabilise le plus.
Vous savez, quelque part, que votre partenaire n’a rien fait de particulier. Vous pourriez même raconter à une amie que votre couple va bien. Mais intérieurement, vous ne parvenez pas complètement à vous détendre.
Comme si vous attendiez le moment où quelque chose allait basculer.
C’est épuisant.
Parce que vous voudriez profiter de la relation, mais une partie de vous reste en vigilance. Elle observe. Elle analyse. Elle cherche des signes.
Pourquoi il n’a pas mis de cœur à son message ?
Pourquoi elle semble préoccupée ce soir ?
Pourquoi a-t-il besoin d’être seul ?
Et plus vous cherchez à être rassurée, plus la peur peut prendre de place.
On peut alors avoir tendance à demander régulièrement : « Tu m’aimes toujours ? », à interpréter un silence, à anticiper une rupture, à se montrer particulièrement disponible ou, au contraire, à prendre ses distances avant que l’autre ne puisse le faire.
C’est là qu’un paradoxe apparaît.
Vous avez peur d’être abandonnée, alors vous cherchez à vous protéger de l’abandon. Mais certaines stratégies mises en place pour vous protéger peuvent finir par compliquer le contact avec l’autre.
Ce n’est pas une question de faute.
C’est souvent une question de protection.
La peur d’être abandonnée ne parle pas toujours du présent
Imaginez une alarme très sensible.
Elle sonne lorsqu’il y a un véritable danger, bien sûr. Mais elle peut aussi se déclencher parce qu’une fenêtre a claqué avec le vent.
Votre système intérieur peut fonctionner un peu de cette manière.
Une situation actuelle réveille une sensation ancienne. Le corps réagit avant même que vous ayez eu le temps de réfléchir.
Vous n’êtes pas forcément en train de vous dire consciemment : « Je revis une expérience passée. »
Vous ressentez simplement une boule dans le ventre.
Une tension dans la poitrine.
Un besoin urgent de comprendre.
Ou cette sensation étrange de ne plus savoir où vous en êtes.
Certaines expériences de l’enfance, certaines ruptures, des séparations, des relations instables ou encore des moments où vous avez eu le sentiment de ne pas pouvoir compter sur quelqu’un, peuvent laisser une empreinte dans votre manière d’entrer en relation.
Mais il n’est pas nécessaire d’avoir vécu une histoire « spectaculaire » pour ressentir cette peur.
Parfois, ce sont des expériences plus discrètes, répétées, difficiles à nommer.
Et parfois, on ne sait même pas exactement d’où cela vient.
En Gestalt Thérapie, il n’est donc pas nécessaire de trouver immédiatement la grande explication.
On peut commencer par regarder ce qui se passe aujourd’hui.
Ici.
Maintenant.
Et si votre peur essayait simplement de vous protéger ?
Cette idée peut changer beaucoup de choses.
Plutôt que de considérer votre peur comme un problème à faire disparaître, on peut se demander :
« De quoi cette peur cherche-t-elle à me protéger ? »
Peut-être de la solitude.
Peut-être du rejet.
Peut-être d’une douleur que vous connaissez déjà.
Peut-être de la sensation de ne plus avoir de contrôle.
Vous voyez ?
Une partie de vous peut avoir appris : « Si je reste attentive aux signes, je pourrai éviter de souffrir. »
Alors elle surveille.
Elle anticipe.
Elle cherche des garanties.
Elle veut savoir.
Tout de suite.
Et pourtant, aucune relation ne peut offrir une garantie absolue. C’est une réalité parfois inconfortable : aimer quelqu’un implique aussi une part d’incertitude.
Le travail thérapeutique peut alors consister à retrouver progressivement une capacité à vivre cette incertitude sans être immédiatement submergée par elle.
Parce que parfois, on n’en peut plus de devoir être rassurée.
Juste ça.

Ce que la Gestalt Thérapie peut apporter face à la peur d’abandon
La Gestalt Thérapie s’intéresse particulièrement à la manière dont vous êtes en relation avec votre environnement et avec les autres.
Elle ne consiste pas simplement à parler du passé pendant des heures.
Votre vécu actuel devient un point d’observation essentiel.
Que se passe-t-il en vous lorsque vous pensez que votre partenaire pourrait s’éloigner ?
Que ressentez-vous dans votre corps ?
Qu'avez-vous envie de faire ?
Vous rapprocher ?
Fuir ?
Demander une preuve d’amour ?
Vous taire ?
Faire comme si tout allait bien ?
C’est là que les choses deviennent intéressantes.
Parce que votre manière de réagir à la peur d’abandon peut se jouer très rapidement, parfois presque automatiquement.
Une cliente pourrait, par exemple, arriver en séance en disant :
« Je sais très bien que mon compagnon m’aime. Mais dès qu’il prend un peu de distance, je panique. Après, je lui pose mille questions. Et je m’en veux. »
Plutôt que de lui répondre simplement : « Vous devez avoir confiance en vous », on peut prendre le temps de regarder ce qui se passe réellement.
À quel moment la peur apparaît-elle ?
Qu'est-ce qui change dans votre respiration ?
Quelle pensée arrive en premier ?
Qu’avez-vous envie de dire à votre partenaire ?
Qu’est-ce que vous retenez ?
Et surtout : de quoi auriez-vous besoin à cet instant ?
Petit à petit, ce qui semblait être une réaction incompréhensible peut devenir plus lisible.
Comprendre vos schémas relationnels sans vous enfermer dedans
Nous avons tous des façons habituelles d’entrer en contact avec les autres.
Certaines nous soutiennent.
D’autres ont probablement été utiles à un moment de notre histoire, mais deviennent moins adaptées aujourd’hui.
Prenons une personne qui a beaucoup appris à s’adapter.
Elle sent rapidement l’humeur des autres. Elle anticipe leurs besoins. Elle évite les conflits. Elle fait attention à ne surtout pas être « trop ».
Dans une relation amoureuse, cela peut donner :
« Je ne vais pas lui demander ça, il a besoin d’espace. »
Puis :
« Bon, finalement, je vais quand même lui envoyer un message. »
Puis :
« Pourquoi est-ce qu’il ne répond pas ? »
Et quelques minutes plus tard, la peur monte.
À l’extérieur, personne ne voit forcément tout ce qui se passe.
À l’intérieur, en revanche, c’est une vraie tempête.
La Gestalt invite à observer ces mouvements avec curiosité. Non pas pour coller une étiquette sur votre personnalité, mais pour retrouver davantage de liberté.
Car comprendre un schéma, ce n’est pas dire : « Je suis comme ça. »
C’est plutôt pouvoir commencer à dire :
« Tiens. Voilà ce que je fais quand j’ai peur. »
Et cette petite différence est loin d’être anodine.
Quand changer de pays ne suffit pas à changer un schéma
Cette question peut prendre une dimension particulière lorsque vous vivez à l’étranger.
Je pense notamment aux personnes expatriées que j’accompagne.
Changer de pays peut être extraordinaire. Nouveau décor, nouvelle langue, nouveaux amis, nouveau travail, nouvelles habitudes…
Et parfois, on pense que cette nouvelle vie va aussi permettre de repartir de zéro sur le plan affectif.
Mais voilà.
On peut traverser trois pays et retrouver, à l’intérieur de soi, la même peur.
Le même besoin de réassurance.
La même difficulté à faire confiance.
La même impression de devoir mériter l’amour.
Le contexte change. Le paysage change. La langue change.
Mais nos manières d’être en relation peuvent voyager avec nous.
C’est particulièrement déstabilisant lorsque l’on est loin de ses repères habituels. Une rupture de rythme, l’éloignement de la famille, une langue étrangère ou un réseau social encore fragile peuvent amplifier certaines sensibilités.
Cela ne signifie pas que l’expatriation est la cause de la peur d’abandon.
Simplement, elle peut rendre certaines choses plus visibles.
Et parfois, le fait de vivre ailleurs offre justement une occasion de regarder différemment ce qui se répète.
« Pourquoi ai-je peur d’être abandonnée alors que ma relation va bien ? » : quelques pistes
Il n’existe pas une seule réponse.
Derrière cette question peuvent se trouver des vécus très différents :
- une expérience passée de séparation ou de rupture ;
- une difficulté à faire confiance lorsque l’autre prend de la distance ;
- une forte sensibilité au rejet ;
- un besoin important de réassurance ;
- une tendance à anticiper les scénarios douloureux ;
- une difficulté à exprimer ses besoins par peur de déranger ;
- des expériences relationnelles anciennes qui continuent d’influencer le présent.
Mais attention à ne pas transformer cette liste en diagnostic.
Vous n’avez pas besoin de vous reconnaître dans cinq cases pour que votre souffrance soit légitime.
Votre expérience est la vôtre.
C’est justement ce qui m’intéresse dans l’accompagnement thérapeutique : partir de votre vécu réel plutôt que de vous faire entrer dans une catégorie.
Retrouver un peu d’espace entre la peur et la réaction
Lorsque la peur d’être abandonnée surgit, tout peut aller très vite.
Je ressens.
J’interprète.
Je réagis.
Et parfois, seulement après coup, je me dis :
« Mince. Pourquoi ai-je fait ça ? »
Le travail thérapeutique peut aider à créer un petit espace entre ce que vous ressentez et ce que vous faites.
Un espace minuscule au départ.
Mais précieux.
Dans cet espace, vous pouvez commencer à remarquer :
« Là, j’ai peur. »
Puis :
« J’ai envie de lui demander immédiatement de me rassurer. »
Et peut-être :
« Mais de quoi ai-je réellement besoin ? »
Cela ne signifie pas qu’il faudrait devenir parfaitement détachée ou ne plus jamais avoir besoin de l’autre.
Pas du tout.
Une relation vivante repose aussi sur la proximité, le soutien, l’interdépendance.
L’objectif n’est pas de ne plus avoir besoin de personne.
C’est de pouvoir être en relation sans que la peur décide systématiquement à votre place.
Et si vous pouviez être aimée sans avoir à surveiller l’amour ?
Cette question mérite peut-être de rester un moment avec vous.
Parce qu’il existe une différence entre recevoir de l’amour et vérifier constamment que l’on est encore aimée.
La première nourrit.
La seconde peut épuiser.
Imaginez que vous soyez assise avec votre partenaire sur un canapé, un dimanche matin. La lumière entre doucement dans la pièce. Rien de particulier ne se passe. Vous êtes simplement là.
Et pourtant, une partie de vous se demande déjà :
« Combien de temps cela va-t-il durer ? »
C’est triste, finalement.
Parce qu’au moment même où la relation est là, vous êtes déjà en train d’anticiper sa disparition.
Le travail en Gestalt peut alors vous aider à revenir davantage à ce qui est réellement vécu.
À cette personne devant vous.
À ce que vous ressentez.
À ce que vous souhaitez exprimer.
À ce qui se passe entre vous.
Pas à ce que votre peur imagine.
Et c’est souvent là que quelque chose commence à bouger.
Un accompagnement en Gestalt Thérapie, à votre rythme
Dans mon accompagnement, je vous propose un espace où vous pouvez déposer ce que vous vivez sans avoir à faire semblant que tout va bien.
Vous pouvez venir avec vos contradictions. Avec vos questions. Avec ce fameux « je sais que je n’ai aucune raison de m’inquiéter, mais je n’arrive pas à m’en empêcher ».
Nous pouvons explorer ensemble ce qui se joue dans vos relations, ce que vous ressentez dans votre corps, les situations qui déclenchent votre peur et les façons dont vous tentez de vous protéger.
Il ne s’agit pas de vous dire quoi faire dans votre couple. Il s’agit plutôt de mieux vous rencontrer dans ce que vous vivez, de comprendre vos mouvements relationnels et, progressivement, de retrouver davantage de choix.
Je suis Sofia Jebbour, Gestalt Praticienne en Vendée. Pour découvrir plus précisément mon approche, vous pouvez consulter ma page dédiée à la Gestalt Thérapie.
Si vous souhaitez mieux comprendre mon parcours et ma façon d'accompagner, vous pouvez également découvrir mon parcours et mon approche personnelle.
J’accompagne en français et en anglais, en présentiel et également en visioconférence, des personnes situées en France et partout dans le monde, notamment des expatriés.
Vous pouvez aussi découvrir ma spécialité et mon accompagnement.
Envie d’en parler ?
Si cette question vous accompagne depuis quelque temps — « Pourquoi ai-je peur d’être abandonnée alors que ma relation va bien ? » — peut-être qu’elle mérite autre chose qu’une nouvelle tentative de vous rassurer.
Peut-être mérite-t-elle d’être écoutée.
Pas pour nourrir la peur. Pour comprendre ce qu’elle vient dire.
Et parfois, le simple fait de pouvoir déposer cette peur dans un espace où vous n’avez pas besoin de la minimiser change déjà quelque chose.
Vous n’avez pas besoin d’attendre que votre couple aille mal pour prendre soin de vous.
Vous pouvez commencer maintenant, alors même que tout va plutôt bien.
Parce que c’est aussi dans les moments où la vie semble stable que l’on peut apprendre à habiter autrement ses relations.
Envie de faire un premier pas ?
Je vous accueille avec simplicité et sans jugement, en français ou en anglais, en Vendée ou à distance par visioconférence.
Sofia Jebbour – Gestalt Praticienne
📞 07 50 66 24 21
Pour échanger sur votre situation ou prendre contact, vous pouvez me contacter directement.
Et si vous êtes expatrié(e), où que vous soyez dans le monde, vous pouvez également me contacter en visioconférence.
Alors, peut-être qu'aujourd'hui, la question n'est plus seulement : « Pourquoi ai-je peur qu'on m'abandonne ? »
Mais plutôt :
« De quoi ai-je besoin, moi, pour me sentir davantage en sécurité dans la relation ? »
C’est parfois à partir de cette question-là que le mouvement commence.
Questions fréquentes sur la peur d’être abandonnée
Est-ce normal d’avoir peur d’être abandonnée dans une relation qui va bien ?
Oui, une peur d’abandon peut apparaître même lorsqu’il n’existe pas de problème évident dans la relation actuelle. Elle peut être liée à votre histoire, à certaines expériences relationnelles ou à votre manière de vivre la proximité et la distance avec l’autre.
Pourquoi ai-je besoin d’être constamment rassurée par mon partenaire ?
Le besoin de réassurance peut être une façon de chercher à calmer une peur intérieure. Sur le moment, recevoir une preuve d’amour peut soulager. Mais si l’inquiétude revient rapidement, il peut être intéressant d’explorer ce qui se trouve derrière ce besoin.
La Gestalt Thérapie peut-elle aider à comprendre mes réactions amoureuses ?
La Gestalt Thérapie porte une attention particulière à ce qui se passe dans la relation, dans le corps et dans le présent. Elle peut notamment aider à mieux identifier certains automatismes relationnels et à développer davantage de conscience de ce que vous vivez.
Peut-on faire une thérapie en visioconférence depuis l’étranger ?
Oui. Je propose des séances en visioconférence pour les personnes qui vivent en France ou à l’étranger. Cela peut être particulièrement adapté aux expatriés qui changent régulièrement de pays ou de lieu de vie et souhaitent conserver un espace thérapeutique stable.
Pour aller plus loin
Si cette question vous accompagne depuis quelque temps — « Pourquoi ai-je peur d’être abandonnée alors que ma relation va bien ? » — peut-être qu’elle mérite autre chose qu’une nouvelle tentative de vous rassurer.
Peut-être mérite-t-elle d’être écoutée.
Pas pour nourrir la peur.
Pour comprendre ce qu’elle vient dire.
Et parfois, le simple fait de pouvoir déposer cette peur dans un espace où vous n’avez pas besoin de la minimiser change déjà quelque chose.
Vous n’avez pas besoin d’attendre que votre couple aille mal pour prendre soin de vous.
Vous pouvez commencer maintenant, alors même que tout va plutôt bien.
Parce que c’est aussi dans les moments où la vie semble stable que l’on peut apprendre à habiter autrement ses relations.

Envie d’en parler ?
Je vous accueille avec bienveillance, en toute confidentialité et sans jugement, en français ou en anglais, en Vendée ou à distance par visioconférence.
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Pour me contacter et découvrir mon accompagnement : www.sofiajebbour.com
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Alors, peut-être qu'aujourd'hui, la question n'est plus seulement : « Pourquoi ai-je peur qu'on m'abandonne ? »
Mais plutôt :
« De quoi ai-je besoin, moi, pour me sentir davantage en sécurité dans la relation ? »
C’est parfois à partir de cette question-là que le mouvement commence.